le démarrage d'une Huile

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Barques à Essaouira ( huile sur toile format 80 X 100)

Je peux enfin trouver un peu de temps pour compléter quelques pages de ce blog.

Depuis mon retour en France fin Décembre, j'ai pu terminer l'aménagement de mon atelier de peinture, pour la première fois je dispose de 20 m2 où je peux enfin m'étaler et m'isoler.

Je connais des artistes qui peuvent travailler en public, avec des gens qui regardent, qui observent, moi je ne peux pas.

Il me faut pouvoir me concentrer sur mon sujet dans le silence.

Avant d'ébaucher une nouvelle toile, une marine par exemple, j'ai besoin d'effectuer un travail de recherche et de composition, je vais faire tout une série de petits croquis sur calque pour m'aider à « cadrer » visuellement ma future toile.

Auparavant j'aurai finalisé le thème en puisant dans les revues, dans de vieux livres, dans mes albums photos et bien entendu en puisant dans ma mémoire, la couleur, le détail d'un pont, l'attitude de l'homme de barre, ou le geste du marin pêcheur.

Évidement pour cette gestation c'est sur le sol que je travail.

Ce stade se termine avec l'élaboration d'un dessin de petit format 20X20 sur papier calque, qu'ensuite je transfère par la méthode de l'agrandissement au carré de 5X5 sur la toile.

Avant le report, il m'arrive assez souvent d'appliquer un premier jus à l'acrylique,afin d'avoir un fond avec la dominante de couleur, je reporte ensuite mon dessin à la craie blanche.

Mais je n'en suis pas encore à poser la toile sur le chevalet, et à m'assoir devant avec palette et pinceaux.

Non, non, le sol et les murs de l'atelier (mais aussi les chaussures et le pantalon) vont encore subir les embruns de térébenthine, en effet pour les ciels et pour certains rendus de mer, je prépare une série de jus fortement dilués à la térébenthine, j'obtiens ainsi, la transparence et la spontanéité voulue.

Je travaille donc par terre avec un gros spalter, un peu à la manière de l'aquarelle, je laisse s'étaler et se diffuser les différends jus en contrôlant par une brosse sèche.

C'est par ce genre de « gassouillage » l'expression est de ma femme que mon ébauche se termine, après 24h de séchage, je retrouve ma toile cette fois-ci bien droite sur mon chevalet, et à ce moment là seulement, le marin essaye d'interpréter l'écume de l'étrave.
 
Régate de Saint Tropez (huile sur toile format 80 X 80cm)

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